vendredi 1 février 2013

Rapport 2013 de Human Rights Watch sur les Amériques

Le rapport annuel de HWR 
dénonce des abus 
en Colombie, à Cuba,  
au Mexique et au Venezuela




Par Libres Amériques

Le groupe Human Rights Watch (HRW) a dénoncé le 31 janvier 2013  dans son rapport annuel, comme entre autres problèmes dans la région, l’« impunité chronique » pour les violations des droits de l'Homme en Colombie, la répression de la dissidence à Cuba, un climat de violence s’aggravant au Mexique et des abus de pouvoir au Venezuela. Le rapport de 75 pages dresse un tableau inquiétant de la situation des droits de l'Homme en 2012 dans 14 pays du continent américain, dont les Etats-Unis.


COLOMBIE

Dans le cas de la Colombie, le rapport note que les groupes armés irréguliers ont continué de commettre « de graves exactions » en 2012. « L'impunité chronique en cas de violations des droits humains demeure un problème grave», a déclaré Human Rights Watch, qui a cependant précisé, que, le gouvernement du président Juan Manuel Santos « ayant dénoncé publiquement les menaces et les attaques contre les défenseurs des droits de l'Homme ».

Le rapport note que la mise en œuvre de la Loi des victimes et de la restitution des terres, conçue pour aider les populations déplacées, a avancé lentement « et de nombreuses personnes qui ont présenté des demandes devant la justice « ont subi des menaces et des attaques. »

HRW a déclaré que les pourparlers de paix engagées entre le gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) en Octobre 2012 est « la première occasion pour la Colombie depuis plus d'une décennie » de résoudre près de 50 années de conflit armé.


CUBA

Human Rights Watch a constaté que Cuba « reste le seul pays d'Amérique latine réprimant presque toutes les formes de dissidence politique et en 2012, La Havane a continué de pratiquer « les arrestations arbitraires, les brutalités, les actes de répudiation, les restrictions de voyage et l’exil forcé. »

Le Gouvernement cubain a libéré des dizaines de prisonniers politiques en 2010 et 2011, « mais il est toujours commun que l'on condamne des dissidents à accomplir des peines d'un à quatre ans de prison au moyen de jugements à huis clos et sommaires », tandis que d’autres sont soumis à des arrêts prolongés sans aucune accusation.

Le groupe humanitaire a déclaré que bien que Cuba ait éliminé l'obligation d'obtenir un permis pour quitter l'île, les réformes en cours « pourrait être utilisées par les autorités pour continuer à nier le droit de voyager à ceux critiquant le gouvernement. »


MEXIQUE

L'analyse souligne également que dans le cadre de la lutte contre la drogue et le crime organisé, les forces de sécurité au Mexique ont commis des « nombreuses violations des droits humains, y compris des meurtres, des disparitions et la torture », et « de ces abus presque aucun n’ont été l'objet d'enquêtes. » Cette situation « a exacerbé le climat de violence et d'impunité qui prévaut dans de nombreuses régions » au Mexique.

HRW a critiqué le fait que la plupart des violations des militaires sont toujours jugés par des tribunaux militaires, manquant d'indépendance et d'impartialité. »



 VENEZUELA

Ainsi, le rapport de HRW a affirmé que depuis que le président Hugo Chavez est arrivé au pouvoir, il y a 14 ans, «  la concentration du pouvoir de l'exécutif et la détérioration des garanties des droits humains ont permis au gouvernement d'intimider, de censurer et de poursuivre » ceux qui critiquaient le président ou s'opposaient à son calendrier.

Chavez et ses partisans « ont abusé de leur pouvoir dans une grande variété de cas qui ont touché le système judiciaire, les médias et les défenseurs des droits humains».

Le document indique également que les exécutions extrajudiciaires par des agents de sécurité au Venezuela reste « une pratique régulière  » et, selon les chiffres officiels, 7.998 personnes « ont été tuées par des membres des forces de la sécurité publique » entre janvier 2000 et les quatre premiers mois de 2009.


AUTRES PAYS…

Les États-Unis n'ont pas échappé à l'examen de HRW, critiquant sa pratique constante en 2012 de la peine de mort, la délivrance de peines de prison avec des disparités discriminantes (pour les noirs et les hispaniques), un nombre « historique » d’expulsés de 396.906, et la détention sans accusations formelles dans son centre pénal de Guantanamo.

Le rapport comprend également la situation des droits humains en Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Equateur, Guatemala, Haïti, Honduras et Pérou.


Article en relation sur le blog Libres Amériques

Haïti, le rapport accablant de HRW pour l’année 2012


Rapport mondial 2013 en anglais 
de HRW (665 pages) : Cliquez ici !


Source : Agence de presse EFE